Pourquoi François Gabart gagne-t-il ?

François Gabart, skipper professionnel, a remporté les quatre dernières grandes courses transocéaniques. 4 dernières grandes courses, 4 victoires. Comment fait-il?

 

 

C’est le résultat des qualités de l’homme.
François Gabart a donc, à 33 ans seulement, remporté successivement en solo ou en duo les Transat BtoB 2011, Vendée Globe 2012 (record de l’épreuve), Route du Rhum 2014 et the Transat Bakerly 2016.  Et alors même que certaines de ces courses étaient pour lui des premières  et qu’il l’a fait successivement sur deux bateaux différents conçus pour et par lui, un monocoque de 18 mètres puis un trimaran de plus de trente mètres.  La voile est un sport mécanique et la casse y est fréquente sur des machines gigantesques, neuves et difficiles à mettre au point. La performance est donc énorme!

Ses qualités de compétiteur sont remarquables : ses entraîneurs parlent d’une attitude intérieure de l’homme extrêmement positive. Pour lui, tout évènement est une opportunité d’avancer.  En adaptation permanente, sa curiosité est insatiable dans toutes les situations. Il ne critique jamais et n’est jamais blasé. Pas de perte de temps à lutter ou juger. Ses repères et ses croyances ne sont donc jamais figés.

Cette attitude positive va de paire  avec une grande fluidité dans l’action: François Gabart « s’inclut » dans l’énergie du mouvement. La beauté et la fluidité de ses trajectoires en mer l’illustrent parfaitement. Pas de cassure, de brutalité: il n’est pas dans l’opposition mais dans le mouvement de ce qui est. Il s’inclut dedans pour s’y appuyer et y puise son énergie vers l’avant.

Il peut alors décider avec un sens aigu de la gestion des priorités.
Si on ajoute une grosse capacité de travail, l’acceptation de ses émotions, et une grande rigueur, l’homme en devient un redoutable metteur au poing et compétiteur. Enfin, vous rajoutez un énorme appétit de la victoire. Voilà pourquoi il gagne !

Un leadership fort: François Gabart sait parfaitement qu’il gagne grâce à son équipe.
Il est un très bon chef d’entreprise: il sait s’entourer, accorde une grande attention à la qualité des relations humaines dans l’équipe et est attentionné à chacun. Il est en confiance avec  ses collaborateurs et délègue énormément. Il est ainsi plus disponible pour se concentrer sur sa performance à lui, skipper le bateau.
Très à l’écoute, il décide avec calme et sans préjugé. Homme de challenge, il sait communiquer ce gout à son équipe. Sa vision est claire et il la partage avec enthousiasme. Il s’implique énormément  et son énergie pousse son équipe à la performance.La qualité de sa préparation lui permet de bien connaitre ses limites et celle de son équipe. Il est aussi extrêmement humble et après chaque course, exprime que sa force vient également de la qualité de son équipe et de celle de ses adversaires qui l’ont poussé à se dépasser.
Enfin, il prend du recul : il sait qu’il n’y a pas que le bateau dans la vie et construit des moments pour lui dans sa vie personnelle.

Pour une systémie de la gagne
Dans tous les articles sur François Gabart, les journalistes parlent de son savoir être d’homme et de chef d’entreprise et peu ou pas de son savoir faire de marin. Cette une forme d’analyse est systémique. Nous  percevons,  certaines clefs permettant de comprendre la réussite fulgurante de François Gabart. Elles peuvent nous éclairer sur ce qu’est un chef d’entreprise performant.

  1. Développer son savoir-être d’homme
    • Avoir une attitude positive, fluide, jamais à contre, mais orienté vers. Etre naturellement optimiste en somme !
    • Etre humble.
    • Etre à l’écoute de soi et savoir prendre du temps pour décrocher.
  2. Proposer un contrat très clair
    Celui de Gabart est évident : mettre toute l’énergie disponible la sienne et celle de son équipe – pour gagner. De surcroit, il semble poser avec lui-même et les autres un contrat »vivant » : le cadre est précis mais ajustable en permanence en intelligence de situation et sans préjugé.
  3. Dans la gestion de l’équipe :
    • Accepter que la performance est précaire (particulièrement dans le domaine de la voile) et ce faisant, intégrer le risque et l’échec comme des sources d’apprentissages et permettre le droit à l’erreur.
    • Faire confiance : savoir poser un cadre clair pour pouvoir déléguer. Le chef d’entreprise peut alors respirer et se consacrer à d’autres taches.
    • Etre fédérateur : expliciter le projet de l’entreprise en toute transparence, expliquer en quoi il est important pour soi,  y donner une place à chaque collaborateur, s’impliquer personnellement, le tout avec enthousiasme.

Ce savoir-être du chef d’entreprise au quotidien est créateur de performance. Il favorise la circulation de l’énergie, autorise l’initiative, met en confiance, fait émerger les idées et l’intelligence collective, construit la maturité relationnelle du groupe.
De surcroit, dans une équipe de dimension moyenne, le savoir-être du leader  devient très modélisant  et se diffuse au sein de l’équipe. Chacun se l’approprie et nourrit le savoir-être de l’ensemble.

Enfin, notons que dans tous les articles sur François Gabart, on parle du savoir-être de l’homme et du chef d’entreprise et peu ou pas de son savoir faire de marin.
Le coaching permet aux manager et à leurs équipes d’évaluer leur cadre de référence, de définir ses objectifs et de faire évoluer sa posture pour la rendre plus performante. Pour avoir une systémie gagnante comme François Gabart!

 

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